Description
Laurent Vaginay, , et Kévin Laussu, historien de l'Art, Malaye ! Patrimoines, ont l'honneur de vous présenter cette élégante villa érigée en périphérie immédiate de la commune d'Orthez en 1952.
Sise sur un promontoire dont elle épouse la déclivité cette demeure fait quasiment figure d'exception dans le quartier où elle se situe. Si la ville a désormais étendu ses circonvolutions jusqu'à elle, il n'en a pas toujours été ainsi.
Construites à l'intersection de deux rues, cette maison et sa voisine étaient originellement seules au milieu des champs. Sa parcelle allongée a incité son propriétaire à développer un potager tout en longueur vers le sud
De style néo-provençal moderne, cette villa conserve dans ses volumes et sa décoration une certaine monumentalité qui caractérise davantage la production bâtie de l'Entre-deux-guerres.
« Le Garcaillou » semble avoir été dessiné par Barincou. C'est du moins ce que suggèrent certains détails architecturaux récurrents de sa production : grilles losangées soignées, oculus, pergola, colonne, jardinières régionalistes, enduits colorés, auvent...
Une conception rationaliste a présidé à l'aménagement des accès : couloir extérieur carrossable aboutissant à un garage souterrain, desserte de l'entrée via la terrasse supérieure et son solide escalier en pierre de Bidache.
La spacieuse cave (bas-office) est certainement l'exemple le plus représentatif de la conception esthétique de l'Entre-deux-guerres : circulation complexe subdivisée en plusieurs pièces hiérarchisées (laverie, cave, bûcher, cabinet, salle à manger pour le personnel, atelier, garage, escalier de service).
Le rez-de-chaussée surélevé traduit quant à lui une distribution plus contemporaine avec son vestibule d'entrée attenant à un couloir central. Il distribue les pièces à vivre et de réception principales : grand salon et son coin de feu, véranda en oeuvre, Wc, salle de bain, bureau, cuisine. La cage d'escalier éclairée par une insolite baie vitrée en dalles de verre brutaliste a pourtant l'âme d'une oeuvres des années 30 avec ses départs géométriques, ses barreaux délicatement évoquant des cordons en forme de vases. Dans le même esprit, les sols carrelés en céramique composent un motif géométrique noir et blanc dans la veine des oeuvres de l'Entre-deux-guerres. La porte d'entrée constitue avec la grille de l'oculus l'ouvrage d'art le plus remarquable de cette habitation. Percée de quatre jours vitrés, elle est sertie de ferrures Art déco en « S » adossées d'une grande finesse.
L'étage comprend deux chambres principales et deux autres situées dans une aile annexe (fruit d'une extension postérieure certainement destinée à loger le personnel). Le parquet à bois rompu est présent dans la majeure partie de ces pièces comme signe de richesse. Trois salles de bains sont présentes à ce niveau.
Tandis qu'au sortir de la Seconde Guerre Mondiale la rareté et la cherté des matériaux commandait une approche constructive minimaliste, certains architectes ont délibérément tenté de maintenir une exigence esthétique. En plus de concilier le beau et l'utile, cette réalisation demeure toujours adaptée aux exigences de la vie moderne.
Notice historique/technique et photographies réalisées par Kévin Laussu, Malaye ! Patrimoines, tous droits réservés, 2026. Les honoraires d'agence sont à la charge de l'acquéreur, soit 4,38% Ttc du prix hors honoraires.
Contactez Laurent Vaginay Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée, Agent commercial (Rsac N°497 920 678 Greffe de Dax) (réf. 607246 )